Vers le développement d’ordinateurs quantiques plus performants

Vers le développement d’ordinateurs quantiques plus performants

De plus en plus d’entreprises spécialisées dans les technologies informatiques s’intéressent à l’informatique quantique. C’est le cas notamment de la startup néerlandaise Quant Ware, qui est à l’origine du premier processeur quantique, appelé Soprano. Toujours à l’affût des nouvelles tendances, Google a également annoncé la mise en place d’un processus visant à réduire le taux d’erreur des ordinateurs quantiques. Que savons-nous exactement de ce projet ? EPSI vous donne plus de détails.

En quoi consiste la nouvelle découverte de Google ?

Les ordinateurs quantiques ont une puissance de calcul remarquablement supérieure à celle des ordinateurs classiques. Ils sont ainsi capables de traiter d’énormes volumes de données en un temps très court. L’impact de ces machines ultra-puissantes est visible dans pratiquement tous les secteurs économiques où elles sont utilisées (médecine, ingénierie, cybersécurité, etc.).

Cependant, l’informatique quantique étant une technologie relativement jeune, elle est toujours soumise à certaines contraintes. Le taux d’erreur moyen des ordinateurs quantiques observé à ce jour est d’environ un sur mille. Pour y remédier, les scientifiques ont pensé à utiliser ce qu’ils appellent des « codes stabilisateurs ». Pour mieux détecter et corriger les erreurs dans un ordinateur quantique, les données qu’il traite doivent être réparties sur un très grand nombre de « qubits », l’unité de stockage de l’informatique quantique. S’inspirant de ce modèle, Google a créé son propre code stabilisateur testé sur son ordinateur quantique de Google appelé Sycamore.

Un procédé en cours d’amélioration

Certes, avec son nouveau dispositif, Google a réussi à réduire de plus de 100 fois le taux d’erreur de son ordinateur quantique. Néanmoins, le projet n’en est encore qu’à ses débuts. En effet, la question que se posent actuellement les chercheurs est de savoir si ce procédé peut offrir le même niveau de performance pour des ordinateurs quantiques beaucoup plus puissants que Sycamore.

Pour de nombreux experts en informatique quantique, les résultats obtenus par Google sont la preuve que le concept de « codes stabilisateurs » fonctionne, mais rien ne garantit qu’il en soit de même à plus grande échelle. Mais cela n’enlève rien au mérite de Google, dont la nouvelle découverte ouvre la porte à de nouvelles recherches et expérimentations dans le domaine de l’informatique quantique.

D’ailleurs, AWS (Amazon Web Services) s’est également penché sur la question en développant son propre dispositif de détection et de correction des erreurs. Un dispositif très inspiré de celui de Google et qui entend établir une nouvelle norme pour réduire le taux d’erreur des machines quantiques.

L’amélioration continue de l’informatique quantique laisse penser que cette technologie sera plus largement adoptée par les entreprises dans les années à venir. Cela entraînera évidemment un besoin croissant de profils spécialisés. Si vous êtes intéressé par le domaine de la haute technologie et de l’informatique quantique, vous pouvez suivre les formations proposées par EPSI qui intègrent cette nouveauté dans son programme en Bac+4/5 !

Publié le 17.09.2021 - Actus France
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